Contrairement au hamster, il ne possède pas de bajoues et son estomac a une capacité réduite. Il passe donc beaucoup de temps à manger et grignoter (42 % de son temps) et a en permanence une bouillie alimentaire dans la bouche. Les repas devront lui être proposés en 2 ou 3 fois par jour minimum.
Le cochon d’Inde est une espèce néophobe, c’est-à-dire qu’il n’aime pas beaucoup la nouveauté. Il faudra donc lui proposer des choses différentes dès son plus jeune âge pour l’habituer et proposer les nouveaux aliments plusieurs fois en petite quantité avant qu’il ne les goûte. Il faudra également faire attention à ses habitudes d’abreuvement et à son environnement et éviter tout changement brutal. Par exemple, avant de changer une gamelle d’eau par un biberon, il faudra lui laisser le biberon quelque temps et s’assurer qu’il l’utilise avant de supprimer la gamelle d’eau. Il a besoin d’un apport hydrique de 100 mL/kg / jour.
Le cochon d’Inde produit une centaine de crottes par jour, elles sont de forme régulière et fermes. N’oubliez pas de surveiller leur aspect et leur quantité, une modification de quantité ou d’aspect peut être un signal d’alerte sur la santé digestive de votre compagnon. Le cochon d’Inde est également coprophage, c’est-à-dire qu’il avale une partie de ses crottes, directement à l’anus. Cela lui permet une meilleure assimilation de certains nutriments comme les vitamines B et K et un renouvellement de la flore bactérienne.
Le cochon d’Inde est un aradiculaire hypsodonte, c’est-à-dire que ses dents n’ont pas de racines anatomiques et qu’elles croissent en continu tout au long de sa vie. Elles sont adaptées à la découpe et au broyage des végétaux. L’herbe ou le foin grossier, riche en cellulose est un aliment obligatoire pour les cochons d’Inde. Le foin est abrasif et faible en calories, de plus, les fibres qu’il contient permettent de maintenir le transit intestinal. Il faut laisser au cochon d’inde du foin à volonté, il en ingère chaque jour l’équivalent de la moitié de son poids. Pour choisir du foin, il faut prendre un foin odorant, vert, peu poussiéreux. Attention au foin de luzerne, riche en calcium. Il est recommandé durant la gestation, la lactation ou la croissance, mais en dehors de ces périodes, il peut accroître le risque de calculs urinaires. N’oubliez pas de retirer le foin non consommé, mouillé ou souillé.
Le cochon d’Inde, tout comme l’humain, n’est pas capable de synthétiser la vitamine C, il doit donc en consommer dans son alimentation. Ses besoins sont de 10-20 mg/ kg/ jour et peuvent être triplés lors des phases de croissance, gestation, lactation ou convalescence. La vitamine C a un rôle important dans la croissance musculaire, articulaire, dans la lutte contre les infections et la thermorégulation. Si le cochon d’Inde n’en consomme pas ou en trop faible quantité, il devient rapidement malade. Il est important d’en donner quotidiennement. On en trouve dans les fruits et légumes frais, sous forme de gouttes à mettre dans l’eau de boisson, en comprimés à croquer et dans les granulés supplémentés.
Les cochons d’Inde sont des animaux gourmands, en leur donnant une ration ménagère à base de fruits et légumes variés, outre de leur apporter des bienfaits nutritionnels, vous leur garantissez un plaisir important. Il faudra prendre garde cependant aux plantes riches en calcium ou en acide oxalique (fanes de navets, blettes…) qui peuvent entraîner des problèmes urinaires ou trop sucrées (betteraves) surtout chez les cochons d’inde en surpoids. Attention également aux plantes toxiques (ail, oignons, poireaux…).
Les légumes et fruits non consommés doivent être retirés tous les jours. Quand vous introduisez un nouvel aliment, faites-le de manière progressive en commençant par une petite quantité. Il est conseillé de donner entre 100 et 200 g de fruits et légumes frais par jour.
Exemples de fruits, légumes et verdure pouvant être donnés quotidiennement : concombres, courgettes, pissenlits, plantain, aubergine, poivrons rouges et verts, fenouil, radis, fraises, framboises, kiwis, abricots, coings, herbe, menthe…
Les granulés (ou extrudés) sont souvent riches en vitamine C et permettent un apport complémentaire, cependant il n’est pas recommandé de laisser les granulés à volonté. En effet, les cochons d’Inde peuvent être sujets à l’obésité, ce qui peut entraîner des problèmes métaboliques. La consommation de granulés ne permet pas non plus une mastication efficace pour l’usure des dents.
Les granulés ne peuvent en aucun cas remplacer le foin. Pour les adultes, il est recommandé de peser les granulés et de ne donner que 2-3 % du poids du cochon d’Inde par jour.
Les mélanges de graines ne sont pas conseillés car souvent les cochons d’Inde vont choisir les graines les plus grasses et délaisser les autres.
Afin de garantir une bonne santé de votre compagnon, n’oubliez pas non plus de changer régulièrement la litière, de changer l’eau quotidiennement, de retirer les aliments non consommés.
Enfin pour son bien-être, n’oubliez pas que ces recommandations s’appliquent au pluriel ! Le cochon d’Inde ne s’épanouira qu’en présence de congénères, c’est une espèce grégaire. Demandez conseil à votre vétérinaire.
Site internet à consulter pour varier l’apport en légumes et fruits :
Liste des fruits et légumes pour le cochon d'Inde
02/11/2023 - Conseils du vétérinaire
Mon animal a mauvaise haleine❖ D’où vient la mauvaise haleine (appeléhalitose) ?Les bactéries se trouvent à l’état naturel dans la salive et s’agglomèrent à la surface des dents en produisant des substances qui forment la plaque dentaire. Puis la plaque s’épaissit, se minéralise pour former le tartre (épaisseur marron sur les dents) qui passe sous la gencive, provoquant douleur, saignements et, au fur et à mesure, le déchaussement des dents. Le tartre est un nid à bactéries :1 mg de plaque dentaire contient environ 10 millions de bactéries ! Ce bouillon de culture provoque mauvaise haleine, des abcès dentaires et même des infections cardiaques et rénales.Les animaux rencontreront des difficultés à s’alimenter.Combattre le tartre est donc essentiel pour la santé, le bien-être de votre animal et le vôtre !❖ Quels sont les facteurs de risque ?Les chiens de petites races (Caniche, Yorkshire, Shit-su, Chihuahua, Pinscher…), ceux souffrant d’anomalies ou chevauchement (races prognathes) sont plus sujets à accumuler la plaque dentaire. Certains chats souffrent de maladies chroniques (ex : le FIV « Sida des chats ») qui favorisent les gingivites et les douleurs dentaires mais comme les autres carnivores, ils ne sont pas exclus du processus de calcification de la plaque dentaire, des infections et des déchaussements des dents.Plus l’animal vieillit, plus la pathologie évolue. Certains sujets commencent à avoir du tartre à partir de 2 ans mais en moyenne, il se forme entre 5 et 8 ans. L’alimentation molle favorise l’accélération du processus de minéralisation de la plaque dentaire par absence de mastication et de frottement des aliments sur les dents comme le font les croquettes.❖ Que peut faire mon vétérinaire ?Votre vétérinaire, selon le stade de la maladie parodontaire, pourra proposer de pratiquer un détartrage à ultrasons sur votre animal de compagnie. Les vibrations décollent et disloquent le tartre et un jet d’eau continu l’évacuation tout en évitant l’échauffement des gencives. C’est une intervention identique à celle que l’on subit chez notre dentiste mais qui nécessite chez l’animal une anesthésie générale. Difficile d’expliquer à l’animal conscient pendant une telle intervention, qu’il doit garder la gueule ouverte, ne pas bouger, ne pas mordre…Le vétérinaire profitera de cette intervention, si le besoin s’en fait sentir, pour retirer les dents douloureuses, déchaussées, infectées ou victimes de résorption dentaire (fréquente chez les chats). Cette intervention a en moyenne lieu tous les 2 ou 3 ans mais elle est parfois nécessaire chaque année chez certains patients.Question curieuse : Comment puis-je aider mon animal ?Un chien possède 42 dents, un chat 30 à l’âge adulte. Imaginez votre haleine toute une vie sans vous laver les dents !Des solutions existent pour aider votre animal à avoir des dents blanches, saines, et une haleine fraiche.Brosser les dents est sans conteste, comme pour nous, la méthode la plus efficace (le brossage réduit de 50% la plaque dentaire). Avec une brosse de petite taille souple et un dentifrice en pâte abrasive appétente que le chien peut avaler, en commençant par les dents de devant puis en allant vers les faces externes des molaires (supérieures en particulier). Des doigtiers en caoutchouc rugueux existent pour remplacer la brosse à dent et sont souvent mieux tolérées chez les animaux non habitués. Brosser les dents est un apprentissage à commencer dès le plus jeune âge pour que cette habitude devienne coutumière.Il existe d’autres méthodes moins intrusives visant à retarder l’apparition du tartre : les lamelles à mâcher à utiliser quotidiennement, elles sont parfois caloriques et n’ont d’utilité que si l’animal les mâche avant de les avaler, des croquettes/friandises spéciales, des jouets avec des picots ou des poudres à dissoudre dans l’eau de boisson.Bien sûr, ces méthodes n’excluent pas des détartrages parfois réguliers. Elles limitent, ralentissent juste le processus.72% des Français se lavent les dents 2 fois par jour minimum et malgré cela, en moyenne, ils subissent un détartrage une fois/an. Références :1. L’animal qui a le plus de dents https://www.geo.fr/environnement/quel-est-lanimal-qui-a-le-plus-de-dents-209931#:~:text=Il%20s'agit%20du%20Tatou,est%20pas%20sa%20seule%20originalit%C3%A9%20!2. Mon animal a mauvaise haleine https://www.tonyetleon.fr/post/mon-animal-de-compagnie-a-mauvaise-haleine3. Dentiste vs vétérinaire https://www.youtube.com/watch?v=6gwbqTaEN8A4. Comment laver les dents de son chien https://www.youtube.com/watch?v=6gwbqTaEN8A